19 octobre 2011
Les grandes étendues sauvages
Il demeure sur notre planète de grandes étendues sauvages où l'homme ne peut s'aventurer sans risques, et qui, pour cette raison sans doute, trouvent chez nous un écho profond.
Ce superbe album présente une quarantaine de ces lieux envoûtants, nous invitant à découvrir, par le texte et par l'image, le fascinant plateau pierreux du désert de Gobi, la terrible toundra sibérienne balayée par les vents ou les majestueuses chaînes de montagnes du Venezuela, etc. Illustré de très nombreuses cartes permettant de localiser aisément les lieux considérés et de dessins exposant toutes les caractéristiques climatiques et topographiques de chaque région, cet ouvrage clair et précis nous initie par ailleurs à l'extraordinaire richesse d'une flore et d'une faune bien souvent insoupçonnées, et à leur combat permanent pour la survie.
Sans oublier d'évoquer l'interdépendance des populations indigènes et des particularités naturelles.
De Paris à Lhassa, de l'aventure à la sagesse
Il aura fallu cent ans à Alexandra David-Néel (1868-1969) pour combler ses mille destins.
Qu'est-ce qui poussa l'adolescente rebelle à fuguer, la femme indépendante à choisir les religions orientales et à partir au fin fond de l'Asie ? Le goût des voyages et de la liberté, une farouche indépendance et une soif intense de savoir. Ce petit bout de femme, intransigeante et convaincue, ne s'est pas contentée de sillonner les routes d'Afrique ou d'Asie jusqu'au Tibet interdit qu'elle fut la première Occidentale à pénétrer.
Sa quête spirituelle, sa connaissance intime des contrées parcourues, ses exploits ont permis d'éleve ce destin au rang des grandes aventures humaines.
(Par Frank Treguier , Marie-Madeleine Peyronnet , Joëlle Désiré-Marchand)
07 juin 2011
Un Tibet au Canada, la mort programmée des Innu
Pourquoi une communauté indigène d’une nation aussi puissante que le Canada souffre-t-elle du plus haut taux de suicide dans le monde? Pourquoi des familles entières sont-elles déchirées par l’alcool, les abus sexuels d’enfants et la violence? Jusqu’à la fin des années 1960, les Innu, peuple de chasseurs nomades vivaient en paix relative dans les forêts du Canada oriental. Aujourd’hui, sédentarisés dans des conditions misérables, ils connaissent un sort indigne d’un pays démocratique.
En comparant l’occupation chinoise du Tibet à la situation des Innu du Canada, ce document dénonce le processus de désintégration culturelle et sociale qui affecte aujourd’hui les communautés innu du Canada. En Chine comme au Canada, le projet est le même : l’absorption dans la majorité d’une minorité fomentatrice de troubles, permettant ainsi l’exploitation de terres d’un riche potentiel et de leurs ressources. Nitassinan, le territoire qui représente l’unique chance de survie des Innu, est envahi de toutes parts : projets hydroélectriques, exploitation minière, base d’entraînement militaire. Les Innu comme les Tibétains sont en train de mourir. Certes, à la différence des Tibétains ils ne sont pas emprisonnés, torturés ou tués par les forces de l’État qui occupent leur territoire. Mais les Innu se tuent eux-mêmes et le gouvernement canadien en porte l’entière responsabilité.
Ce numéro d’Ethnies dévoile une histoire cachée, bien différente de l’image libérale et bienveillante qu’offre le gouvernement canadien de ses relations avec ‘ses’ peuples indigènes.
09 décembre 2010
Les enfants Jeromine

A Sowirog, un village aux frontières orientales de l'Allemagne, entre
lac, bois et tourbières, on vit une vie laborieuse et simple, illuminée
par la Bible.
Mais dans ce Xxe siècle naissant où s'enracine le roman
, c'est vers la guerre, l'esprit de vengeance et la folie du nazisme
que s'achemine le monde. Chacun des sept enfants Jéromine aura à le
découvrir.
La figure de l'un d'entre eux, Jons, qui devient médecin, domine cette
œuvre puissante.
Epris de savoir et de justice, Jons s'inclinera néanmoins devant la
sagesse ancestrale, celle du travail et de l'humanité, face au mystère
du destin dans un monde hanté par la mort.
Opposant au nazisme, Ernst Wiechert (1887-1950) fut déporté à
Buchenwald.
Entre l'humanisme d'un Thomas Mann ou les ambiguïtés d'un
Ernst Jünger, ce roman d'éducation dans la grande tradition allemande,
qui fut son testament spirituel, propose une troisième voie, forcément
précaire, pour réconcilier l'homme et le monde.
Roman d'apprentissage, Les Enfants Jéromine raconte
l'histoire de Jons Jéromine qui partira étudier dans les grandes villes
de Prusse, par la charité d'un ami de la famille et du seigneur von
Balk, avant de retourner vers les forêts de sa région natale en Silésie.
Il n'aura de cesse que d'apprendre, animé d'une persévérance et d'un
appel à la connaissance sans faille, pour finalement devenir docteur
en médecine puis chirurgien. La puissance du savoir y est érigée en
principe fondamental.
Il montre aussi dans ce roman la
supériorité du travail et de la ténacité sur l'orgueil des puissants. Il
pose la question de la place de l'individu face à la société puis de
la société elle-même face à Dieu. Il s'interroge sur la destinée
humaine, les épreuves que l'homme doit traverser, la mort, la maladie,
la guerre... La nécessité d'en comprendre les règles du jeu pour trouver
sa place et être en harmonie avec soi-même.
Il est dans la tradition romantique qu'il prolonge par un sens du mystère, du sacré, de la poésie.
30 novembre 2010
j'aurai pas dû, mais j'ai pas pu m'en empêcher

En 1924, l’exploratrice française Alexandra David Neel et le moine Aphur Yongden entament
une
expédition clandestine de cinq mois à travers les régions mal connues,
voire inexplorées, du Tibet oriental. Surmontant le froid, la faim,
l’épuisement, les deux voyageurs atteignent Lhassa, y séjournent
incognito, avant de rejoindre l’Inde, exténués mais saufs. Leur épopée
les range parmi les plus grands explorateurs de l’Histoire. À
cinquante-six ans, l’exploratrice a parcouru plus de 2000 kilomètres
dans de terribles conditions climatiques et géographiques au coeur de
l’hiver himalayen pour atteindre la cité interdite. La presse
internationale annonce bientôt son incroyable exploit : elle est la
première Occidentale à avoir gagné Lhassa et connu le succès là où
nombre d’explorateurs ont échoué. Les aventures qui jalonnent son
périple font l’objet de son livre le plus célèbre, Voyage d’une
Parisienne à Lhassa, publié à Paris en 1927. Quatre-vingts ans plus
tard, en 2004, c’est à pied et en solitaire que Priscilla Telmon part
sur les traces de cette fantastique aventurière. Rien n’a changé, ou
presque, sur le “toit du monde”, ni la difficulté d’y voyager, ni
l’interdiction d’y pénétrer. Six mois de marche, 5000 kilomètres
d’aventure, d’engagement, de découverte et de cheminement intérieur pour
renouer avec le souffle, l’esprit et le défi des grandes expéditions
passées. Cet ouvrage, qui présente son périple, fait dialoguer
photographies et illustrations de son voyage et images d’archives
d’Alexandra David Neel. Une aventure unique au coeur des jungles du
Viêtnam, des sources du Mékong à la rencontre des ethnies les plus rares
et
les moins connues de la planète: les Yis, les Pumis, les Lissous… Le Kham et ses brigands
gentlemen,
les derniers insoumis. Les monastères carmin à flancs de falaise du
Tibet central. Lhassa, la cité interdite. Les vallées enchantées du
Sikkim, les cols abrupts jusqu’au coeur de la ville monstre: Calcutta.
Foisonnement de langues, de traditions, de costumes et de paysages. Un
ouvrage pour les amoureux de l’exploration, de l’Himalaya, d’Alexandra
David Neel, de l’errance, du désir d’ailleurs, des horizons inconnus, de
la marche et de la poésie.
Après des études d’ethnomédecine, Priscilla Telmon parcourt le monde, de voyages en missions
humanitaires. Photographe, écrivain-voyageur, membre de la Société des explorateurs français.
Depuis 1999, elle se consacre plus particulièrement à des expéditions de redécouverte qui mêlent
l’histoire et l’aventure, dans l’esprit des explorateurs passés. Elle fait partager sa passion à travers
des films, des reportages et des livres dont La Chevauchée des steppes (Robert Laffont) et Carnets
de steppes (Glénat). Depuis 2005, elle présente des séries documentaires sur France 5, Paris
Première ou Voyage. Depuis 2007, elle réalise l’émission Paris d’ailleurs et Un jour une photo,
la planète en danger sur Paris Première et une série documentaire pour Canal+.
27 novembre 2010
Montagnes d'Hommes

Un berger c’est un paysage, une terre vivante,
un territoire vibrant, un coeur qui irrigue de passion
une montagne. Le sang dans les veines d’un berger,
c’est un peu le ruisseau des montagnes. Il draine la vie,
marque de son passage aussi. Mais un berger c’est aussi
parfois une bergère... alors au-delà du féminin c’est
un autre paysage que l’on découvre.
Le texte d’Annick Maziers rend un hommage passionné
à ces gens de la montagne. Pages après pages, les portraits
et les paysages riches en couleur d’Ève Dufaud nous
ouvrent l’univers de quatre bergers, hommes et femmes
qui habitent la montagne autant que la Montagne
les habite. Seuls ou en couple, nomades ou sédentaires,
éleveurs ou gardiens de troupeaux… un mode de vie ancestral et pourtant
résolument moderne, un choix qui nous étonne, nous questionne et nous
attire.
Des mots, des images, pour un voyage dans un monde de simplicité et de pureté. Ouvrez, il est temps de monter à l’alpage…. Et si l’intensité de leur quotidien peut éclairer nos propres quotidiens, alors ces pages sont bien nées.
Annick Maziers est d’origine belge mais c’est au coeur des pyrénées qu’elle a passé son enfance. Ses plus proches voisins y étaient bergers. Après avoir co-réalisé avec Simon Shandor le documentaire Dessine-moi un berger..., elle offre aujourd’hui ce livre à ces femmes et ces hommes de la montagne. Et au-delà des lignes, c’est à une véritable réflexion sur leurs vies, sur nos vies qu’elle nous invite.
Savoir qu’au coeur d’une modernité froide et rigide comme la mort, des bergères et des bergers authentiques et d’exception exercent encore proche de l’esprit initial le métier de pasteur, donne joie, gratitude, ainsi que l’espoir de voir réhabiliter un art qui aujourd’hui manque à notre évolution et dont nous sommes plus nombreux qu’il n’y parait à avoir nostalgie et aspiration. Pierre Rabhi, préface
23 novembre 2010
La fabuleuse évasion du petit Bouddha

Il était une des cartes maîtresses des Chinois dans
leur processus de destruction de la culture tibétaine. Qu'ils l'aient
reconnu, à l'instar des bouddhistes du monde entier, comme dix-septième
réincarnation du karmapa ne visait qu'à mieux le museler. Mais le jeune
garçon n'a pas été dupe de la rééducation communiste. Dans son pays
occupé, il a vu se perpétrer les manipulations, la corruption. Alors, à
quatorze ans, le 28 décembre 1999, le petit Bouddha s'est enfui de son
monastère-prison, enchâssé dans les montagnes. Le 5 janvier, il
rejoignait le dalaï-lama en Inde, à 1400 kilomètres de ses geôliers. Les
caciques de Pékin n'en sont pas revenus. Le reste de la planète non
plus. Gilles Van Grasdorff nous relate cette étourdissante échappée vers
la lumière dans les cols enneigés, à la barbe des militaires qui
sillonnent les pistes. Un récit empreint de poésie, qui permet à
l'auteur de retracer la vie de cet enfant élu et toute l'épopée
résistante qui, depuis cinquante ans, galvanise les Tibétains dans
l'espoir de retrouver un jour les temples du Toit du Monde.
Gilles Van Grasdorff, spécialiste du Tibet, est l'auteur de nombreux
ouvrages à succès, dont un livre d'entretiens avec le dalaï-lama, un
autre avec sa soeur Jetsun Pema, et de Guendun, l'enfant oublié du
Tibet.
22 novembre 2010
Plantes et gens des Hauts

Ouvrir ce livre, c'est entendre et pénétrer le coeur d'une société
alpine au rythme des paroles des Montagnards, ces "guerriers du froid".
C'est écouter des récits de vie aussi poignants que lucides ; en
connivence avec une flore auxiliaire de vie, voir de survie, témoin de
millénaires d'attention et d'expérience.
Consacré à la médecine
populaire des hautes vallées briançonnaises, cet ouvrage n'est pas un
recueil de phytothérapie, plutôt celui d'une mémoire. L'auteur a
longtemps partagé la vie des sociétés dont elle parle. La richesse du
matériau recueilli, la pertinence des interrogations nous conduisent à
une rencontre exceptionnelle avec les gens de montagne et leur usage de
la nature. L'ethnobotanique, sans conteste au centre de ce livre, aide
ici à rétablir les hommes dans le respect qu'ils méritent.
"Analyste
des connaissances haut-alpines, en relation avec la flore, Denise
Delcour se relie en même temps à ces "passeurs" de la tradition orale,
ceux dont la parole assure la pérennité de l'attention et de l'usage du
monde" (Pierre Lieutaghi.)
20 novembre 2010
à hauteur d'enfants

Au cours de ses voyagea, Olivier Föllmi a saisi des centaines de
portraits d'enfants et a toujours posé sur eux un regard tendre et ému.
Du Tadjikistan à l'Inde, du Mexique à l'Argentine, de l'Ethiopie à la
Namibie, ils sont là rieurs et charmants, tendres ou boudeurs, témoins
d'un monde que leur présence éclaire. Accompagné de textes d'écrivains,
de philosophes ou de psychanalystes, cet ouvrage cherche à saisir les
premiers moments privilégiés de l'existence.
19 novembre 2010
L'école au bout du fleuve

le voyage de Motup - un enfant de onze ans qui vit dans l'Himalaya au Zanskar - pour aller rejoindre son école qui se situe à une douzaine de jours de marche de son village.
Le texte raconté à la première personne par Motup retrace étape par étape ce long périple tout en donnant des informations sur la culture de son peuple.
Pour accompagner les mots, les photos absolument sublimes d'Olivier Föllmi dont certaines coupent le souffle.
"Bonjour ! Je m'appelle Motup et j'ai onze ans. J'habite dans l'Himalaya, à 3500 mètres d'altitude. C'est l'une des régions les plus froides de la terre. Ma sœur et moi partons rejoindre notre école dans le Ladakh, à environ douze jours de marche. Pour cela, nous devons emprunter le fleuve gelé. C'est très dangereux mais c'est le seul chemin possible. Et puis je suis tellement fier d'aller à l'école !"
Un livre pour la jeunesse, qui remet les pendules à l'heure et pas seulement aux jeunes



